Etes-vous sûr(e) de ne pas être stressé(e) ? (partie 1)

Aujourd’hui, j’ai envie de vous taquiner un peu … Vous, oui vous qui pensez de pas être stressé(e) ou qui êtes sûr(e) de gérer parfaitement ou du moins suffisamment votre stress ! Connaissez-vous si bien le stress, ses signes et ses symptômes ?

Vous connaissez sans doute et avez déjà ressenti les effets immédiats du stress : les mains moites, le coeur qui s’accélère, la gorge qui se serre, la boule au ventre … Oui mais voilà, lorsque le stress s’installe insidieusement, lorsque nous ne prêtons pas suffisamment attention à lui, à ce qu’il nous indique, commencent à apparaître les premières somatisations et leurs conséquences sur notre santé.

Pour tout vous dire, rester zen est pour moi un défi quotidien et j’y porte une attention toute particulière ; ces dernières années, j’ai acquis de nombreuses techniques de gestion du stress issues de pratiques et disciplines diverses et variées et j’étais sûre de gérer mon stress efficacement. 

Or, depuis quelques semaines, je suis en « perte de vitesse » … De nombreux signes m’indiquent que je cumule du stress et que je n’ai pas suffisamment prêté attention aux différents indicateurs ! Si si, vous avez bien lu, je me suis laissée gagner par le stress et aujourd’hui je « subis » les conséquences de ce stress ou plutôt de ces stress sur ma santé.

Rassurez-vous, en prendre conscience m’a permis de me poser et de balayer mes différentes sources de stress et de commencer à mettre en place des solutions.

Dans cette première partie, nous allons pointer du doigt les conséquences physiques du stress, c’est à dire les premières somatisations.

  1. La fatigue
    Avez-vous déjà remarqué que parfois nous sommes fatigués alors que nous ne nous sommes pas plus dépensé et que rien ne semble expliquer cette fatigue ? Nous « trainons », nous manquons d’énergie et d’entrain … Nous nous réveillons fatigués, comme si nous n’avions que très peu dormi ! 
  2. Les troubles du sommeil
    Ces troubles peuvent se manifester par des difficultés d’endormissement, des réveils successifs avec impossibilité de se rendormir. Connaissez-vous le « syndrome du petit vélo dans la tête » ? Vous savez lorsque nous moulinons dans notre tête les mêmes pensées, les mêmes questions, sans que nous puissions avoir aucunes prises sur elles … Fatiguant, non ?

  3. Baisse de l’immunité
    Les périodes où nous sommes plus facilement malades, où chaque microbe, bactérie et virus pénètrent en nous comme si nous les avions invités, sont le signe que notre système immunitaire faiblit et faillit à sa tâche. Cette fragilité peut également nous alerter sur notre niveau de stress et sur la non prise en compte de ce que le corps nous indique. 
     
  4. Lombalgies
    Vous connaissez très certainement l’expression « en avoir plein le dos » ! Combien de fois avez-vous déjà dit : « j’en ai vraiment plein le dos ! » ; et qu’avez-vous fait ou mis en place pour prendre soin de vous et vous écouter ?
  5. Troubles urinaires
    Les problèmes d’infections urinaires à répétitions peuvent également vous alerter quant à votre gestion de votre stress et des situations.

  6. Troubles cutanés
    Les éruptions cutanées, eczémas, psoriasis, zona, peuvent aussi être des somatisations liées au stress et méritent que nous prenions le temps de nous évaluer.

  7. Migraines
    « Ca me prend la tête ! «  : toutes ces expressions concernant le langage du corps sont autant d’indicateurs de la façon dont nous vivons les situations.

Dans la deuxième partie de cet article, nous aborderons les conséquences psychiques d’une accumulation de stress.

En attendant, je vous invite à répondre à la question suivante dans les commentaires :

Vous sentez-vous concerné(e) par ces symptômes et quelle est votre relation au stress ?

 

8 réflexions au sujet de « Etes-vous sûr(e) de ne pas être stressé(e) ? (partie 1) »

  1. Bonjour Pascale

    très bonne idée que de rappeler les symptomes du stress car souvent le stress s’installe en sous marin et il est plus difficile de l’enlever à ce moment là
    en restant vigilant sur ces « signaux faibles », nous pouvons identifier que ça commence à déraper et aller gratter pour identifier la source

    a très vite pour la suite

    Phil

  2. Coucou Pascale,

    Tu dois connaitre le Modèle de Selye avec ses 3 étapes. L’épuisement dont tu parles montre que l’organisme a déjà emmagasiné une grosse dose d’agressions.
    Le stress agit aussi sur nos fonctions cognitives en érodant notre potentiel (impact sur la mémoire de travail et l’attention) et donc en réduisant notre capacité d’apprentissage (au sens large du terme).

    Pour répondre à ta question : « quelle est votre relation au stress ? » : avec humour, j’aurai envie de dire moins j’ai de relation avec lui, mieux je me porte :-). Plus sérieusement, il me faut généralement comprendre et identifier la peur qui est derrière : c’est elle qui ébranle ma sécurité intérieure.

  3. Hello Pascale

    Alors le signe de fatigue et la baisse d’immunité sont mes 2 principales alertes que je dois revenir à plus de zen! Et les maux de ventre aussi! Chez les enfants, il a tendance à s’exprimer beaucoup par des maux de ventre non?

    A bientôt

    Cathy

    • Coucou Cathy,
      Tout à fait raison, les maux de ventre sont souvent des indicateurs de stress chez les enfants … et les adultes ! Je dirai qu’ils rentrent dans les effets immédiats du stress sur notre corps : avoir la boule au ventre … Cette somatisation est davantage liée à une peur, une appréhension qu’à un épuisement de l’organisme lié au stress.
      Merci pour ton partage
      A très vite

  4. Bonjour Pascale,
    là on est sur un terrain que je ne connais que trop bien: la somatisation!
    J’ai tendance à croire que tous nos maux ne sont que des somatisations, çàd « le transposé exact, au niveau du corps, d’un conflit psychologique, conscient ou non » (Salomon Sellam)
    Le stress, à distinguer du trac pour moi, n’est pas la cause d’une maladie, mais le terrain de base propice à son déclenchement.
    Reste à savoir éliminer les causes de ce stress, et là, tu peux encore écrire une dizaine d’articles sur la question!

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