L’éloge de la paresse pour rester zen

Le temps des vacances… Etes-vous plutôt du genre à en profiter pour voyager, visiter, découvrir, vous cultiver et enrichir vos connaissances, vous en mettre plein les yeux ? Ou encore à passer ces moments privilégiés en toute simplicité, avec votre famille, vos amis, les personnes que vous aimez et avec qui vous en profitez pour partager, rire et échanger… Ou bien le mot vacances rime-t-il pour vous avec tranquillité, oisiveté, paresse… ? Ou finalement, est-ce un peu tout cela à la fois ?

Peut-être vous ai-je un peu surpris voire choqué en évoquant le mot paresse ? Ce terme a une connotation tellement négative :
« Votre enfant est paresseux », « espèce de paresseux, tu n’es bon rien »…

Les vacances sont bien le seul moment de l’année où nous nous autorisons à devenir paresseux ; où la culpabilité ne nous accable pas si la paresse prend le dessus. Et encore, pas si sûr… Peut-être pensez-vous qu’il faut rentabiliser vos vacances et en profiter pour faire le plus de choses possibles ! Et oui quel dommage de perdre un temps précieux à ne rien faire !

Permettez-moi de revenir un instant sur la définition du mot paresse. Pour le Larousse, c’est le comportement de quelqu’un qui répugnent à l’effort, au travail, à l’activité et le manque d’énergie dans une action.
Pour Wikipedia, c’est la propension à ne rien faire.
Et pour l’Académie française, c’est la disposition qui porte à éviter l’effort, le travail, à négliger de remplir ses obligations, à se complaire dans l’oisiveté.

Je retiendrai plus particulièrement la définition proposée par Wikipédia : la propension à ne rien faire !

Et si le fait de ne rien faire était un choix, assumé, décidé, réfléchi, et pour la bonne cause…

J’ai une petite question : quand prenez-vous la décision de vous arrêter, de cesser un instant de courir dans tous les sens, de vous poser, de vous reposer, de ne rien faire ? Quand votre corps vous rappelle à l’ordre ? Quand vous êtes à bout de force ? Au bout du rouleau ? Ou peut-être jamais ?

Nous avons déjà vu combien notre état interne conditionne notre capacité à rester zen, à gérer notre stress efficacement et durablement. S’autoriser à ne rien faire est essentiel. Pourquoi prendre le risque de tomber malade, de somatiser, d’être beaucoup moins efficace, plus irritable, agacé, fatigué, lassé ?

Je sais, vous allez me dire que vous n’avez pas le temps. Et je vous comprends mais vous seul pouvez décider de prendre ce temps. Personne ne le fera à votre place. Personne ne peut le faire à votre place. Vous êtes votre meilleur allié ; ne l’oubliez jamais !

Et si le fait de s’accorder régulièrement des temps de paresse était LA solution pour préserver notre santé, nos ressources en matière de gestion du stress et notre propension à rester zen.

Nous avons souvent tendance à penser que la solution se trouve à l’extérieur de nous ou encore qu’elle ne dépend pas de nous, alors qu’en réalité elle est en nous !

Sur ces belles paroles, je vous laisse et vais m’accorder un moment de paresse…
À très vite.

Ah oui, j’oubliais, venez partager avec nous, dans les commentaires, quelle est votre relation à la paresse. J’ai hâte de vous lire.

Une réflexion au sujet de « L’éloge de la paresse pour rester zen »

  1. coucou

    Ne rien faire a longtemps été difficile pour moi. Toujours à faire bcp de choses à la fois et les mener au bout, voila ce qui me faisait avancer.

    Et puis, les choses ont changé . Mon corps a dit STOP ! et j’ai compris qu’il me fallait ra-len-tir.
    maintenant , je prends plaisir à ne rien faire à période régulière ( c’en est une actuellement 🙂 )

    dans ces moments là, je me ressource et en plus je me suis aperçu que les bonnes idées viennent aussi dans ces pauses.

    merci pour ces rappels très pertinents… je retourne à mon transat et mon bouquin

    Bises

    Phil

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *