Les secrets d’un régime efficace (partie 3)

Nous poursuivons notre saga et avançons un peu plus loin dans notre réflexion sur la perte de poids. Qui dit régime dit restrictions alimentaires, frustration, volonté, motivation, contrôle mais aussi perte de contrôle et culpabilité… Mais alors pour quelles raisons perdons-nous le contrôle de notre alimentation ? Manquons-nous vraiment de volonté ?

Pourquoi la volonté n’est-elle pas toujours suffisante ?

Nous avons vu dans la première partie que les périodes de restrictions et de maîtrise excessive entraînaient un risque considérable de perte de contrôle et de phases de faim incontrôlable. Vous savez ces moments où malgré toute notre bonne volonté, le corps prend le dessus sur la raison. Nous passons d’un mode cérébral cortical ou préfrontal (fonctions cognitives supérieures : raisonnement, apprentissage, etc.) à un mode reptilien (fonctions de survie). Priver le corps de façon déraisonnable le place en situation de danger, ce qui explique certaines phases de compulsion alimentaire.

Les causes possibles de perte de contrôle de notre alimentation sont multiples :

  • Disponibilité d’un aliment que nous apprécions tout particulièrement.
    « Il est à portée de main, pourquoi s’en priver ? »
     
  • Les contrariétés. Comme nous l’avons vu dans la deuxième partie, nous basculons en mode pilotage automatique lorsque les évènements ne se passent pas comme nous l’aurions voulu.« Je suis contrarié = je mange. »
     
  • Les émotions fortes : la tristesse, la joie, etc.
  • La colère rentrée.
  • L’anxiété.
     
  • L’ennui, la lassitude, le vide. Les sensations de vides peuvent entraîner un besoin incontrôlable de remplir. À défaut de remplir notre vie de moments enrichissants, plaisants, nourrissants, nous nous remplissons en mangeant …
     
  • Révolte contre les contraintes. La vie est faite de contraintes avec lesquels nous devons louvoyer. S’imposer un régime est souvent perçu comme une contrainte supplémentaire. « Craquer et sortir du cadre » fait ressortir notre côté rebelle et révolté.
     
  • Sentiment d’insatisfaction de soi-même. Lorsque nous nous déprécions, ne nous trouvons pas à la hauteur, manger de façon abusive est une façon de nous punir, de nous prouver que nous ne sommes pas capables de réussir et ainsi de nous enlaidir.
     
  • Opposition à un tiers qui nous surveille et observe notre façon de nous alimenter. A l’inverse, nous pouvons aussi manger plus que nécessaire pour faire plaisir à celle ou celui qui a préparé le repas et qui pourrait se vexer si nous ne nous resservions pas pour la troisième fois, démontrant ainsi combien nous avons apprécié son plat.

Vous pouvez constater que les arguments ne manquent pas …

Je vous invite vivement à prendre un temps pour vous pour identifier vos fonctionnement, vos habitudes, dans quelles situations vous basculez en mode pilotage automatique, et à les partager avec nous dans les commentaires.

2 réflexions au sujet de « Les secrets d’un régime efficace (partie 3) »

  1. Bonsoir Pascale

    bonne liste qui donne à réfléchir sur les sous-jacents de ces problème alimentaires. La volonté ou le manque de volonté avancée est finalement une fausse barbe dans bien des cas …

    pour moi, le facteur a souvent été le stress, le fait de manger vite et n’importe quoi donnant une impression illusoire d’être rassuré ? mais très vite dissipée.

    a bientôt

    Phil

    • Bonjour Phil,
      Très juste, le stress est très souvent le facteur clé d’une mauvaise alimentation.
      Et c’est souvent le début d’un cercle vicieux d’où il est difficile de sortir sans se poser les bonnes questions et sans changement.
      Remplacer les anciennes habitudes par de nouveaux modes de réactions et de nouvelles solutions peut sembler long à mettre en place mais permettra toujours de meilleurs résultats sur le long terme.
      Au plaisir de te lire à nouveau
      Pascale

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *