Parents au bord de l’épuisement, le burnout parental

Aujourd’hui, j’ai l’immense plaisir d’accueillir pour un article invité Valérie Duband, auteure du blog Dysmoi, coach spécialisée enfants et adolescents, consultante « dys » et surtout amie. Elle nous parle de l’épuisement parental et de ses dommages collatéraux.

Un certain nombre de parents que je reçois me disent :
« Je n’en peux plus, je suis au bout »
« il faut que ça s’arrête »
« je ne tiendrai pas le coup encore longtemps », etc.
 

des parents à bout de souffle …

Alors que notre société devient de plus en plus exigeante sur le rôle de parents, les parents s’essoufflent  : courir chez l’orthophoniste parce que le petit dernier mélange les lettres, emmener deux fois par semaine le grand au sport parce que c’est important à son âge de faire du sport, être présents pour les devoirs parce que leur avenir scolaire dépend de votre suivi parental, visiter les expositions ou les musées parce que nos chères têtes blondes doivent avoir la leur bien remplies… et bien sûr, tenir votre maison propre, leur faire manger 5 fruits et légumes par jour parce que c’est bon pour leur santé, faire tourner suffisamment de machine à laver pour que le survêtement soit propre les deux fois par semaine où ils ont EPS…

Et vous dans tout ça ?

« Pas le temps de penser à moi » 

Burnout : to burn = brûler

Le burnout professionnel est de plus en plus connu et accepté. Être épuisé(e) professionnellement est, en effet, acceptable. Il peut même revêtir l’image de votre implication, de votre investissement, de votre engagement important. Mais au niveau parental ? Personne n’en parle !

Pourtant ce burnout existe car l’engagement parental est important. Les échecs ou les situations vécues comme des échecs en sont une des causes essentielles. Personne n’est superman et il est utopique de penser tout mener de front sans dommages collatéraux.

Les enfants, et d’’autant plus les enfants atypiques (dyslexiques, TDAH, dyspraxiques, Intellectuellement Précoce…) vous demande une énergie constante et surtout durable. Leurs sollicitations sont multiples. L’accompagnement d’un enfant surtout atypique demande un véritable engagement physique et intellectuel. Vos ressources internes sont mises à mal : trop courir, trop être présent, trop … trop, c’est trop ! Le stress s’est alors invité dans votre vie et devient votre lot quotidien. La relation et l’engagement sont si intenses qu’ils brulent toute votre énergie.

Les dommages collatéraux de l’épuisement parental

Les conséquences sont alors dans le cadre familial (difficulté à supporter ses enfants, difficulté avec son conjoint, incompréhension de la famille…) et également au niveau professionnel. Fatigué(e), vous devenez moins performant, moins attentif, moins impliqué(e)…

Bien souvent, vous aimerez encore en faire plus. Vient également se mêler une forme de sentiment de culpabilité : malgré tout, ce n’est jamais assez et pourtant vous en faites déjà trop.

Apprendre à s’économiser

Or la route est longue et il va falloir apprendre aussi à s’économiser.

Ces situations énergivores vous sont délétères.

Apprendre à s’économiser, c’est apprendre à mesurer les ressources que l’on a et les comparer avec celles dont on a besoin.

Apprendre à s’économiser, c’est aussi apprendre à recharger ses ressources.

La question est souvent : oui, mais comment ?

Ce travail commence par :

Apprendre à évaluer ses besoins : ses besoins, les besoins des autres.

Apprendre à prendre de la distance : être en capacité de différencier différents niveaux.

Apprendre à évacuer les situations parasites : les identifier, les analyser, s’en détacher.

Apprendre à se préserver émotionnellement : comment je me protège ?

Apprendre à parler pour être écouté : apprendre à communiquer autrement pour être mieux écouté et améliorer ses relations avec les autres.

Apprendre à régénérer ses énergies : être capable de prendre de l’énergie, de retrouver son souffle.

Pour vous aider dans cette voie, nous vous proposons, Pascale et moi, un stage, le temps d’un week-end :

« retrouver un nouveau souffle »

les 16 et 17 Novembre 2013

Allez,  j’ose terminer en tentant de deviner vos pensées : « je n’ai pas le temps », « le week-end, il y a trop de choses à faire », « c’est trop loin », « plus tard, quand les choses iront un peu mieux »…

alors ce stage est décidément vraiment pour vous !

Valérie

P.S : Pascale et moi répondrons à toutes vos questions ou commentaires avec le plus grand plaisir. 

9 réflexions au sujet de « Parents au bord de l’épuisement, le burnout parental »

  1. en lisant votre article, je me reconnais tout à fait, j’ai 4 enfants et le temps passe tellement vite…. arrivée à se poser serait bien….

    • Bonjour Nathalie,

      Le temps passe vite… une impression de le laisser passer ? Pour répondre à votre demande d' »arriver à se poser », je vous propose de nous rejoindre le week-end du 16-17/11, c’est exactement, le sujet que nous allons traiter avec Pascale. La fatalité est-elle vraiment une fatalité ? 🙂
      Au plaisir de vous rencontrer.

  2. Trois enfants et cinq DYS dans la maison
    un garçon de 10 ans qui a une dyspraxie, dysgraphie mais intellectuellement précoce.
    une fille de 9 ans qui a une dyslexie , dysorthographie et dyscalculie
    j’ai un garçon de 6 ans qui pour l instant ne montre aucun trouble mais a surveiller
    J’ai du changer de boulot pour avoir plus de temps a leur accorder
    je suis épuisée par tout ces rendez-vous ergothérapeute, psychomotricité, orthoptiste, orthophoniste, les rdv a l’hôpital pour la ritaline.
    Je me retrouve dans votre article sur l’épuisement et sur tout le pourquoi tout ses dys????????????

    • Bonjour
      Je me retrouve dans cet article
      Je travaille a 80% a 45mn de chez moi
      J’ai 2 enfants de 3 et 5 ans
      Je suis épuisée 6,5 jours/7
      Je suis très attentive à ce que mes enfants découvrent le monde sur toutes des facettes alors nous sortons beaucoup : musées, ferme, expo, balades
      Balades à poney, on va bouger au parc
      Je ne peux pas rester 1 journée à la maison dans sortir avec eux
      Des fois je me dis qu’il faudrait que je ralentisse mais ce serait une perte de temps non ? Et quand il pleut c’est atelier créatif, atelier cuisine, on regarde des émissions intéressantes et instructives à la Tv mais peu d’écran car je n’aime pas cela
      Enfait je rêve de moins courir car la semaine est sportive
      On prépare les affaires pour la semaine: tenues des enfants en fonction de la météo goûter, cahier à signer.. Travailler, la route pour rentrer, récupérer les enfants à l’école, faire du sport, les courses, préparer le repas, faire le menace les machines, ranger bref la vie
      Des fois je rêve de vacances sur une île ou l’eau serait transparente mais au fond de moi j’aurai peut de m’ennuyer. . A ne rien faire ! C’est grave ?;-)

      • Bonjour Boiron,

        En vous lisant, j’ai l’impression que votre rythme actuel vous convient tout à fait et qu’il vous satisfait pleinement. Si je comprends bien, vous craignez de vous ennuyer et vous remplissez votre emploi du temps. Est-ce l’ennui ou la passivité qui vous fait peur ? L’hyperactivité peut être aussi un signe de stress : combler un vide, viser la perfection… Il serait peut être intéressant de rester à l’écoute de votre corps quand il vous demande de ralentir 🙂

    • Bonjour Cathy,

      Une belle famille, bien hétérogène -:)
      Oui, les enfants « dys » demandent beaucoup d’énergie, tant physique (il faut être présent : devoirs, rééducations…) que psychologiques. Les enfants atypiques comme j’aime les appeler sont ceux avec lesquels je travaille quotidiennement. C’est en voyant leurs parents que j’ai commencé à m’interroger sur cet épuisement parental. Consciente aussi qu’avec ces enfants la route était longue, consciente que les parents sont de véritables murs porteurs pour eux, j’ai commencé à m’interroger. Avec Pascale, nous avons mis nos connaissances et outils en commun pour essayer de répondre à cette problématique dont trop de personnes ne parlent. Conserver son énergie, savoir souffler : ça s’apprend ! Cathy, les enfants « dys » nous apprennent beaucoup sur nous même.

    • Bonjour Cathy,

      Une belle famille, bien hétérogène -:)
      Oui, les enfants « dys » demandent beaucoup d’énergie, tant physique (il faut être présent : devoirs, rééducations…) que psychologique. Les enfants atypiques, comme j’aime les appeler, sont ceux avec lesquels je travaille quotidiennement. C’est en voyant leurs parents que j’ai commencé à m’interroger sur cet épuisement parental. Consciente aussi qu’avec ces enfants la route était longue, consciente que les parents sont de véritables murs porteurs pour eux, j’ai commencé à m’interroger. Avec Pascale, nous avons mis nos connaissances et outils en commun pour essayer de répondre à cette problématique dont trop de personnes ne parlent. Conserver son énergie, savoir souffler : ça s’apprend !
      Cathy, les enfants « dys » nous apprennent beaucoup sur nous même.

  3. Bonjour !

    Comme je me reconnais dans cet article ! Un aîné précoce qui s’ennuie à l’école et manque de maturité, des fins d’après-midi où je fais taxi pour l’un ou l’autre de mes 3 enfants… Le boulot, la maison, le jardin… Mes envies mises entre parenthèses depuis longtemps, dans l’attente d’avoir le temps… Le burn out plane au-dessus de moi et c’est ainsi que je « tombe » sur votre article et votre blog. Quel dommage que ce week-end de ressourcement soit déjà passé !!! Mais, aurais-je pris le temps ?!

    Chouette blog en tous cas. Je pense repasser par là régulièrement, et tenter d’utiliser les Fleurs de Bach pour tenir le coup.

    Bonne continuation.

  4. Il y a quelque chose de réconfortant en lisant ce blog. Je suis maman de 4 beaux enfants de 13,10,9 et 6 ans. Les 2 plus vieux sont dyslexiques, la 2ème sévèrement, la 3ème est en évaluation. Les spécialistes nous réfèrent d’une place à l’autre et nous font payer des frais dispendieux pour évaluer ou rééduquer, mais jamais rien. J’en ai vraiment assez de tous ces REndez-vous desquels tu repars avec une liste d’exercices supposément ludiques pour aider. Personne ne pense que nos soirées sont déjà extrêmement chargées ?!? Il est vraiment difficile de vivre dans un environnement qui ne veut pas s’adapter à eux. Et nous, murs porteurs (quelle image !) à bout de souffle et voulant toujours en faire un peu plus, puisque ce qui a été fait n’est jamais suffisant. Les résultats toujours attendus, mais souvent bien différents de ceux désires.
    Bonne chance à toutes ces familles, qui comme la mienne met tout de côté pour survivre à chaque difficulté du quotidien.

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